l’appel
Nous sommes mobilisés. Mobilisés avant l’audience du 24 mai prochain, car l’avocat général propose à la Cour de cassation de déclarer a posteriori incompétents les tribunaux français qui ont jugé le « procès Erika » en janvier 2008, puis en appel en mars 2010.
Nous sommes surpris. Surpris de lire que le parquet demande cette annulation pure et simple, sans même un renvoi devant d’autres tribunaux, alors que les procureurs avaient requis l’application du droit français et la condamnation des prévenus lors des deux premiers procès.
Nous sommes solidaires. Solidaires entre nous, communes, départements, régions, et associations, qui n’avons eu de cesse depuis 2006 de faire reconnaître par les tribunaux la responsabilité pénale de toute la chaîne maritime en cause dans la catastrophe de l’Erika, de faire reconnaître aussi la réalité des préjudices et tout particulièrement du préjudice écologique. Solidaires des habitants de nos côtes, solidaires des acteurs économiques et du tourisme pour qui l’annulation des jugements, si elle devait intervenir, serait vécue comme un affront et une totale injustice.
Nos avocats défendront devant la Cour de cassation ce que nous n’avons jamais cessé de plaider : l’application du droit français pour nos côtes souillées, et pas celui d’un pavillon de complaisance ; la reconnaissance de la responsabilité pénale et civile de tous les acteurs de ce désastre ; l’existence en France d’un préjudice écologique que les associations, les territoires et les collectivités peuvent légitimement réclamer au nom de l’environnement et au nom des habitants dont le cadre de vie a été durablement pollué et perturbé.
Pour notre part, nous voulons simplement faire entendre notre voix, celle d’élus locaux et de responsables associatifs qui croient en la Justice de la France. Nous nous sommes félicités des avancées considérables du droit de l’environnement lors des jugements et des décisions de 2008 et 2010. Nous ne nous résignons pas à la perspective d’un retour en arrière de plusieurs années, qui serait interprété comme un véritable « permis de polluer ».
Je vous invite à signer cet appel en cliquant sur le lien ci-après (Alain Kerhervé)
avr 12
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Il n’est pas besoin de revenir sur les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Chacun de nous les connait, mais il est évident que l’analyse est différente suivant nos propres sensibilités.
Globalement, les résultats traduisent l’effet « plébiscitaire » de cette cuvée 2012.
Au lieu d’un choix véritable guidé par des approches fondamentales touchant à l’avenir de la France et des Français, nous avons assisté à un véritable plébiscite destiné à dire oui ou non à Nicolas Sarkozy, Président sortant, mais qui a tout fait pour apparaitre comme un nouveau venu. Point de bilan sur son mandat. Le FN en a même profité pour effectuer une percée, au-delà des estimations des instituts de sondage.
Et pourtant, contrairement à ce qu’annoncent les « dignitaires » socialistes locaux qui se gargarisent d’une prétendue adhésion au programme socialiste (dixit Nicolas Morvan*), aujourd’hui l’esquisse du second tour confirme cette dérive et la qualité du vote sanction (cf Mélenchon qui veut éliminer Sarkozy, mais ne soutient pas le projet de Hollande).
Dès le 1er mars, j’ai annoncé mon soutien à François Bayrou qui me semblait « avoir le plus haut potentiel pour rassembler les Françaises et les Français » (lire le contenu du texte de soutien)
Bien entendu, comme le confirment les responsables du Modem, le score de François Bayrou est une déception et une confirmation du caractère « plébiscitaire » anti-Sarkozy du 1er tour.
A la veille du second tour, qu’il me soit permis de rappeler certains points.
Mais aussi …
D’un côté un Président sortant, propriétaire de l’UMP, enfourchant pour la circonstance le cheval FN et opposant, sur les idées et le comportement, le Chef de l’Etat en fonction depuis 5 ans et celui différent qu’il tente de proposer aux Français pour la suite.
De l’autre, un candidat qui déclare être libre du PS, mais totalement écartelé entre cette posture et celle que lui impose le candidat Mélenchon qui, sous couvert d’un Front de gauche, n’est en réalité qu’une tentative de réanimation du Parti communiste Français et des groupuscules d’extrême gauche.
En conséquence…
Dans de telles conditions, et dans un souci de cohérence avec ce que je crois fondamental pour la France et le choix qui a été le mien au premier tour, il n’y a qu’une solution qui s’offre à moi : le vote blanc ou nul.
Alain Kerhervé
* « Les résultats sont surtout un vote de confiance pour François Hollande« . Dans ce cas, les supporters de l’autre candidat qualifié pour le second tour ne peuvent-ils pas argüer pareillement ?