nov 11
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« Kerhervé, taisez-vous ! » : le retour.
Venez assister à un Conseil communautaire ! Vous constaterez que, selon que vous êtes en accord ou pas avec le Président, vous êtes un réel démocrate (dans ce cas il vous remercie chaleureusement) ou « un moins que rien ». Dans ce dernier cas, il vous interdit de parler.
Que reste-t-il alors aux élus privés de parole pour faire connaitre leur point de vue : la presse qui a la liberté d’en faire échos ou pas, – liberté de la presse qu’il convient de préserver – ou internet, notamment pour ce qui me concerne sur mon site Quimperlé-Passion.
Ce conseil communautaire du 9 novembre avait un ordre du jour « léger », mais il était l’occasion de rappeler quelques positions.
Le Dir-Cab est embauché.
J’ai redit ma position partagée par d’autres élus sur l’incongruité d’une telle décision. Chacun sait que ceci est le résultat d’un cumul excessif de mandats du Président Morvan. Alors même que l’orientation de son parti politique (le PS) vise et rappelle de ne pas cumuler les mandats, il est manifeste que Nicolas Morvan ne se sent pas concerné par ces directives. Or, la démission de Nicolas Morvan du Conseil Régional provoquerait son remplacement automatique par un membre de sa propre liste. Par contre cette mesure soulagerait financièrement la Cocopaq des charges d’un Dir-Cab.
Une taxe injuste pour les « petits »
En ce qui concerne la fiscalité locale, à savoir la CFE (augmentation de la taxe touchant les petits commerçants, artisans et professions libérales) que tous les élus Quimperlois ont refusée, j’ai voulu, une nouvelle fois, manifester notre opposition, d’autant plus d’actualité que les dernières mesures gouvernementales concernant la hausse de la TVA réduite accentuent, encore un peu plus, les difficultés de ces acteurs économiques de proximité. En clair, la Cocopaq et le gouvernement s’acharnent, ensemble, contre les « petits » créateurs d’emploi et de richesse.
Du reste, à Scaër, ils ont demandé à leurs élus de revenir sur cette décision.
Kerhervé, taisez-vous !
Or, tous les élus ont pu le remarquer, le Président Morvan, endossant l’habit de policier de séance, m’a interdit d’intervenir sur ce point, au mépris du principe démocratique de l’explication de vote.
Oui, en termes de démocratie, le Président a encore beaucoup de choses à apprendre, ne serait-ce que d’accepter le pluralisme d’opinions.
Le « Kerhervé, taisez-vous ! » est donc de retour, mais il faut que chacun connaisse ma réponse : « Me taire : jamais ! ». En effet, un gaulliste fait face, résiste et combat chaque fois que la cause est juste et relève de l’intérêt général.
Alain KERHERVE